Ce 22 juillet, c'est la Journée nationale du hamac... la seule journée où l'oisiveté est non seulement autorisée, mais carrément encouragée. C'est donc avec un sens aigu du devoir que je reporte tout ce qui pouvait attendre... et, soyons honnêtes, même ce qui ne pouvait pas. Aujourd'hui, pas de course contre la montre, pas de culpabilité. Ma seule ambition est de contempler le ciel, écouter les oiseaux et perfectionner l'art délicat de ne rien faire. Et je compte bien m'y investir à 100 %... sans bouger d'un centimètre. Après tout les vacances c’est fait pour ça !
Seulement voilà... un hamac, ce n'est pas juste un morceau de tissu suspendu entre deux arbres. C'est un piège déguisé en invitation à la sieste. Et je commence sérieusement à penser qu'il ne veut tout simplement pas de moi. Je suis même convaincue qu'il m'a inscrite sur sa liste noire.
Tout d’abord je m’en approche avec l'assurance de quelqu'un persuadé de maîtriser la position assise depuis plusieurs décennies. Franchement, qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Je m'installe avec grâce... enfin, dans ma tête surtout. Il faut bien avouer qu’enjamber ce bout de tissu pour s’y assoir en agrippant fermement les bords n’est pas une position des plus avantageuses!!!
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A mes yeux la tactique est bonne et je pense avoir dompté la bête…Le hamac, lui, visiblement n'est pas du même avis. À peine ai-je tenté de m’y allonger, qu’il se balance, se replie sur lui-même et cherche manifestement à m'expulser de son territoire. J'ai beau tenter une approche en douceur, changer d'angle, négocier... rien n'y fait. Il m'enroule comme un burrito mal ficelé, et me laisse dans une position si improbable que même mon osteo n’en reviendrait pas.
Quelques moulinets de bras plus tard, la gravité remporte, une fois de plus, une victoire écrasante. Me voilà par terre ! Je jette un rapide coup d'œil autour de moi pour vérifier que personne n'a assisté au spectacle.
À ce stade, une personne raisonnable abandonnerait.
Moi, non.
Je me relève, je dépoussière ma fierté et je retourne défier ce morceau de tissu beaucoup trop sûr de lui.
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Contre toute attente, j'y arrive ! Je trouve enfin la position parfaite. Je n'ose plus respirer, encore moins bouger un orteil. Le moindre mouvement pourrait tout compromettre. Je savoure intérieurement cette victoire historique alors que j’ai surtout l’élégance d’une saucisse coincée dans une demie baguette !!
C'est précisément à cet instant que Goliath décide qu'il est temps de venir partager un grand moment de complicité. Il bondit joyeusement sur le hamac pour un énorme câlin. Le hamac n'attendait que ça. En une fraction de seconde, il saisit cette occasion inespérée pour m'expédier une nouvelle fois au tapis.
Nous voilà tous les deux les quatre fers en l'air. Goliath remue la queue, persuadé qu'il vient d'inventer le plus formidable des jeux. Moi, je contemple le ciel en me demandant pourquoi ce hamac déploie autant d'énergie pour me faire comprendre que je ne suis pas la bienvenue.
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J'ai donc pris une grande décision.
À compter d'aujourd'hui, je remplace officiellement la Journée nationale du hamac par la Journée nationale du transat. C’est beaucoup moins risqué, infiniment plus stable, parfaitement compatible avec la lecture d'un bon livre... et surtout, avec les câlins de Goliath !
(Bridg)
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Et si vous doutez encore de ma capacité à procrastiner, je pense finir de vous convaincre avec ma devise préférée toujours d'actualité cette année 👉Aujourd’hui peut-être ou alors demain…😉