Canicule et oral de français… une épreuve version Koh-Lanta pour candidats et profs : entre survie climatique, cerveaux en surchauffe et figures de style en mode pause chaleur ! 😂
Heureusement voilà le repos tant attendu !
Bon weekend à tous 😘
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Près de 40°C et des textes qui parlent de passions dévorantes, de souffrance, de nature indomptable, de condition humaine…
Pour une fois, j’ai l’impression que les œuvres au programme ne sont plus seulement étudiées : elles deviennent une expérience immersive. La souffrance n’est plus une notion, elle est une atmosphère ; quant à la condition humaine, j’en expérimente douloureusement les limites !
J’essaie surtout, tant bien que mal, de rester suffisamment concentrée pour écouter chaque candidat avec la même attention, pendant que mon cerveau répète en boucle : «Attention, surchauffe ! »
Les élèves cherchent leurs mots comme on cherche de l’air, s’éventent avec leur convocation, demandent de l’eau, s’excusent de perdre le fil… Et, honnêtement, je les comprends. Moi aussi, je lutte pour ne pas perdre le mien.
L’épreuve exige de la rigueur, de l’écoute et de la concentration. Elle ne précise simplement pas comment les conserver quand la salle ressemble davantage à un sauna qu’à une salle d’examen.
Les élèves donnent le meilleur d’eux-mêmes… avec plus ou moins de succès : on passe du candidat parfaitement préparé à celui qui, avec un aplomb admirable, déroule une interprétation si personnelle qu’elle défie aussi bien le texte que la logique. Le véritable exercice consiste alors à écouter jusqu’au bout, à tenter de suivre le cheminement de pensée… et à retrouver, au milieu de tout cela, une idée sur laquelle rebondir, alors que mon cerveau réclame surtout un ventilo, un brumisateur et une suspension de séance. Et puis il y a le candidat qui, à peine lancé, a déjà fini son exposé… 2 minutes chrono. Alors il faut mobiliser les neurones en état de survie face à la canicule pour tenir le temps réglementaire en trouvant des questions qui souvent ne rencontrent que le silence ou de laconiques « ch’sais pas… ça j’ai pas vu… »
La chaleur, elle non plus, n’a visiblement pas été conviée à respecter les consignes de l’examen.
Mais le plus dur est derrière nous. Enfin le week-end ! Il restera une dernière journée lundi, avec des températures qui devraient redevenir raisonnables. De quoi retrouver un peu de lucidité… et se concentrer à nouveau sur les figures de style plutôt que sur les degrés.
(Bridg)